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 Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur

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Eraol le Savant
Stratège Orque
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MessageSujet: Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur    Dim 1 Déc - 17:40

Le Pacte du Sang : la quête d'Eraol
Acte I : Largashbur



    Blanc, tout était blanc. Du ciel tombait avec légereté d'épais flocons de neiges, qui venaient blanchir la chevelure et les épaules d'Eraol. Assis près du feu de camp, il écoutait son crépitement et le hurlement du vent qui balayait les nuits dans la toundra nordique. Largashbur n'était plus très loin désormais, et une fois le hameau Pier-de-Shor passé, le climat s'adoucissait, laissant place à la douceur du val boisé au creux duquel siégeait la ville de Faillaise. Lui et les deux guerriers orques l'accompagnait avaient montés un campement de fortune, en retrait de la route afin de ne pas éveiller la curiosité de bandits ou de voyageurs mal intentionnés, mais pas trop éloignés pour ne pas craindre les sanglantes visites nocturnes des nombreuses créatures peuplant Bordeciel. Voyager en ces terres n'était pas de tout repos et sans danger, il n'était pas rare de trouver des campements de voyageurs leur ayant servis de dernière demeure. En ces temps difficiles, la prudence était encore de mise. Les hommes, sans grand état d'âmes ou de loyautés avaient sombrés pour grand nombre dans le banditisme de grand chemins et il allait devenir courant de devoir se battre pour ne pas être dépouillé. La guerre avait ruinée le pays et la prospérité n'était plus au goût du jour.

    Gorgo sortit de l'obscurité, s'approchant de la lueur du feu. Il revenait d'une chasse peu fructueuse : quelques lapins, des baies trouvées ça et là. Ca suffirait. Une fois le faible repas partagé en silence, ils discutèrent un peu. Tous étaient pressés d'arriver. Il était rare que les Orques visitent leurs frères dans les autres forteresses, mais c'était là une visite d'une importance capitale. Eraol avait fait précédé son arrivée par un messager, Uram, le chasseur le plus rapide de Narzulbur. Le chef de Largashbur, Urzog, était ainsi prévenu. Il ne savait que peu de choses de lui et ne savait pas comment il réagirait à son arrivée. Il savait d'ors et déjà le but de la venue d'Eraol-gro-Uzul. Porté les intérêts d'un peuple sur les épaules d'une seule poignée de ses membres était une quête dénuer de tout intérêt et légitimité, c'est pourquoi Eraol devait visiter les différentes forteresses orques et les rallier à sa cause. Tous les soirs depuis son départ de sa longère, il priait Malacath et laissait des offrandes sur son chemin, adressée au daedra des serments rompus. Il allait pourtant être question de créer un nouveau serment bientôt. Le serment des orsimers, le pacte du sang. Plus qu'unir les orques à leur propre cause, il fallait les convaincre de prêter serment et de déléguer à Eraol le rôle qui lui était nécessaire pour agir. Loin de vouloir un trône, Eraol voulait fédérer les Orques sous son égide, devenant leur leader politique. A quel titre cela correspondrait-il ? Conformément à la culture orsimer, il deviendrait un Chef de guerre, mais ce titre était déjà communément donné aux chefs de tribus. Le coordinateur de ces chefs de guerre; oui c'était cela, Eraol devait devenir le Stratège Orque. C'était la première forteresse qu'il allait visiter. Il devait la convaincre, ce qui lui ferait gagner en légitimité. Si Urzog le suivait, les autres forteresses se laisseraient convaincre facilement. Le plus important était de faire comprendre à Urzog que ce serment ne le soumettait pas à Eraol mais lui déléguait juste l'organisation des événements à venir et en faisait le héraut de tous les Orques de Bordeciel. Enfin, il serait fixé dès le lendemain. Il leur restait moins d'une journée de marche. Il se redressa, salua ses frères et se coucha dans sa tente individuelle, dressée à l'aide de branches mortes et de peaux de bêtes.

    La nuit fut courte. Le froid, les bruits des bêtes rôdant et surtout les songes d'Eraol l'empêchèrent de dormir sereinement. Dès que les premières lueurs du jour gagnèrent le ciel, les orques démontèrent leur camp, éteignirent leur feu et repartirent, ne laissant derrière eux qu'un feu mort, quelques restes de viande et une offrande à Malacath. Ils reprirent alors la route d'un pas ferme après avoir remis leurs armures. Eraol portait son armure lourde orque tandis que les deux guerriers qui l'accompagnait portait des armures plus légères, elles aussi de confection orque. Le plus robuste d'eux était Larkur, le mineur. Il était même plus robuste qu'Eraol, pourtant considéré comme une véritable armoire à glace par tous. Gorgo est un des chasseurs de la tribu et avait un physique plus fin, mais était tout aussi musclé. Il était plus attentif que Larkur et bien meilleur pisteur. Un bon voyageur, au pieds léger et à la main habile. Ces deux là réunis faisaient la parfaite escorte, et Eraol lui même était un marcheur aguerris sans parler de ses talents de bretteur.


    **

    Comme prévu, ils passèrent Faillaise au milieu de la journée, sans s'y arrêter,  et gagnèrent les hauteurs de Largashbur. La forteresse se dessinait peu à peu, devenant concrète. Le but de leur marche était tout proche. Ils rencontrèrent d'ailleurs bientôt un groupe de chasseurs de la forteresse qui les reconnurent immédiatement comme la délégation attendue. Ils les interceptèrent peu avant les portes de la forteresse.

    - Salut à vous mes frères ! dit l'une des chasseresses, s'avançant à leur rencontre. Elle se tourna aussitôt vers Eraol, le plus âgé des trois orques. Eraol-gro-Uzul ?
    - En chair et en os. Je te salue, chasseuse de Largashbur.
    - Sharn-gra-Urzog, pour vous servir, dit-elle, un sourire malicieux gagnant ses fines lèvres.

    Fille d'Urzog ? Eraol était accueillis par la fille même du chef du clan, quel honneur. Elle n'était pas désagréable à ouïr, ni à regarder, pensa Eraol.

    - Urzog vous attend, il est avec votre messager. Il sera heureux de vous voir arriver sain et sauf. Suivez-moi.

    Eraol acquiesça et ils suivirent la femme qui les mena jusqu'aux portes de la forteresse. Voyant le petit groupe, escorté par les chasseurs, le guerrier chargé de la porte l'ouvrit depuis sa tour de guet et ils purent pénétrés dans la forteresse. Le vigil avait du prévenir Urzog de l'arrivée imminente des orques de Narzulbur car le chef était déjà installé sur un trône de bois, au milieu de la cour, et Uram était auprès d'eux, souriant à tous crocs découverts. Autour de lui, ses femmes et ses enfants ainsi que les orques de la tribus qui commençaient à se regrouper. Largashbur était une communauté orque florissante, qui s'était assez bien développée. Elle commerçait depuis quelques années avec certains habitants de Faillaise, et échangeait des ressources avec les fermiers locaux, mais avec la récente guerre, les échanges étaient devenus plus difficiles, et les difficultés économiques, agravées par l'explosion du crime à Faillaise avait rendus les paysans plus méfiants. Eraol ignorait si cette situation avait évoluée depuis ses dernières informations mais il doutait. Il allait bien voir ce qu'allait lui dire Urzog, vers lequel il s'avançait désormais, ses deux hommes restant en retrait derrière-lui. Il y avait peu de chances que la rencontre dégénère, elle était amicale avant tout, et les orques étaient peu enclins aux luttes fratricides en Bordeciel. Ils étaient déjà assez dispersés.


    - Salut à toi Urzog, chef de guerre et grand guerrier de Largashbur. Puisse Malacath veillez sur les tiens, et briller sur ce jour, car je viens de Narzulbur voir mes frères.

    Ce serait surement la première et dernière phrase gonflée d'honneur et de protocole diplomatique qu'adresserait Eraol à Urzog. Tous deux avaient le même âge et savait la politesse désuette entre orques, ils n'étaient pas des nobles impériaux hypocrites et maniérés. Ils se diraient ce qu'ils avaient à se dire autour d'un repas, avec toute la rudesse ou la chaleur que pouvait avoir les orques selon l'évolution des choses. La balle était dans le camp d'Urzog désormais.

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Miraak ( MJ )
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MessageSujet: Re: Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur    Sam 7 Déc - 17:03

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-Urzog-gro-Shazog-


Mon nom est Urzog-gro-Shazog, après avoir remplacé mon père à la tête de le forteresse orque de Largashbur, mon devoir fut de veiller à la prospérité de mon peuple. Cela fait 5 années que la guerre a cessée et pourtant...les conséquences de celles-ci s'empiraient de jour en jour.

Le peuple orsimer n'avait pas été épargné, la criminalité faisant rage, le commerce entre les autres peuples en fut très touché, mais aussi, la sévèrité du pouvoir en place face à ceux n'étant pas natifs de Bordeciel, les nordiques n'ont jamais appréciés que les orques "s'installent" sur leur terre, tout en sachant que ceux-ci étaient là bien avant eux en Tamriel. La Régence de Bordeciel a donc décidé, suite à ses discriminations, d'imposer des taxes envers les forteresses orques....il était temps d'agir contre cette injustice.

Ce matin même, un messager était arrivé à Largashbur, il m'avait confié une missive de la part d'Eraol-gro-Uzul. Ce nom ne m'était pas inconnu, ce n'était autre que le chef de Narzulbur. La forteresse orque d'Estemarch, reconnue pour sa grande production d'ébonite.

D'un effort, je réussis à me lever de mon siège et, toujours, en parcourant la lettre des yeux. Il semblerait que cet ambitieux stratège qu'était Eraol avait des projets pour les nôtres.

Je tenais à ma place de chef de la tribu...je savais qu'Eraol était un compatriote très instruit et sage, et c'était bel et bien cela que je craignais...je ne connaissais pas ces réels intentions...il allait devoir prouver sa valeur.

Urzog referma l'épais manuscrit qui lui servait, en quelque sorte, de "journal" où il pouvait mettre par écrit ses pensées, ses craintes et bien sûr ses projets. Mettre par écrit ce genre de chose était très dangereux, mais, il tenait à ce que ses décendants gardent bien en mémoire tout ce qu'il avait accomplit, autant ses triomphes que ses échecs.

Par la suite, Urzog trempa ses mains dans un bol en bois dont le contenu était une peinture jaunâtre et il se fit plusieurs symboles honorifiques sur le visage pour prouver à Eraol qu'il était très heureux d'accueillir un compatriote au sein de sa forteresse.

Il envoya à l'avant-garde sa fille, véritable merveille de la société orque, elle était séduisante et brillante, du moins pour les orques, ce qui faisait d'elle, une arme politique de premier choix...

~~Peu de temps plus tard~~

Eraol approcha lentement en direction du chef orque, il lui adressa une brève salutation:

- Salut à toi Urzog, chef de guerre et grand guerrier de Largashbur. Puisse Malacath veillez sur les tiens, et briller sur ce jour, car je viens de Narzulbur voir mes frères.

-Salutation Eraol, je n'ai pas oublié ta sublime forteresse de Narzulbur, ton nom a fait écho dans bien des châtelleries d'ailleurs, c'est un honneur. Puisse celui-ci veillez sur les tiens autant que les miens. Mais, je te propose de fêter ta venue par une petite cérémonie, nous parlerons à ce moment là, Sharn ! Conduis notre invité dans la Longère, je ne serais pas long.

Urzog avait déjà tout organisé à l'intérieur de la Longère, une immense table décorée par une foule de nourritures, allant de la viande obtenue par la chasse aux meilleurs légumes de la forteresse. Tout cela alimenter par un feu rougeoyant éclairant la majorité du batiment d'architecture purement orque. Urzog, après avoir terminé son temps de réflexion rejoignit sa fille et Eraol dans la longère avec la majorité des autres orques. Lorsqu'il entra, il fut heureux de voir l'hospitalité des orques de sa forteresse.

Le chef de Largashbur s'installa aux cotés de son invité et lui annonça d'une voix grave:

-Alors, Eraol, nous pouvons enfin parler, que veux-tu ? Peu de chef s'aventure en dehors leur forteresse, je suppose que c'est important...

Les paroles étaient simplistes mais efficaces, Urzog n'allait presque jamais par quatre chemins, il était direct et efficace, étant davantage un guerrier qu'un véritable politicien. Il avait connu la rudesse des batailles lors de raids orques contre Lenclume...

Il dégusta une large pièce de viande en patientant la réponse d'Eraol..
.

HRP: Désolé pour l'attente et pour la qualité, je ferais mieux la prochaine fois.

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Eraol le Savant
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MessageSujet: Re: Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur    Dim 22 Déc - 14:32

La neige avait cessée de tomber depuis quelques heures déjà, mais le fond de l'air demeurait frais, venant caresser la peau rude des orques qui ne subissait que peu les attaques d'un froid pourtant mordant. Les orsimers étaient certainement le peuple qui s'était le mieux acclimaté à Bordeciel et ses contraintes météorologiques, et il n'était pas rare de croiser des orques chassant le torse dénudé sans pour autant qu'aucun frissons ne parcourt leurs corps robustes.

Eraol, tandis qu'il saluait son confrère l'examinait. C'était un robuste et fier guerrier au regard à la fois chaleureux mais d'une froide lucidité. Il n'était de toute façon pas question de faire de la politique hypocrite à l'image de celle des hommes parmi les siens. Eraol allait poser les choses clairement, et sa proposition était dans les intérêts de tous. De plus, il avait réfléchis à des termes pouvant intéresser chacune des deux forteresses et renforcer leur amitié. Plus que faire signer le pacte, Eraol devait véritablement ré-unifier son peuple, trop longtemps dispersé malgré son unité culturelle. Elle devait maintenant être physique. Après avoir salué Eraol avec la même politesse et l'avoir même couvert de lauriers - ce qui toucha Eraol, ne s'attendant pas à un tel accueil qui paraissait de bonne augure - il l'invita à pénétrer dans son impressionnante longère, où ils seraient plus à l'aise pour parler et festoyer. Ainsi, les orques les guidèrent à l'intérieur et installèrent les trois orques de Narzulbur près de la place d'Urzog qui siégeait en bout de table, dominant le repas. Urzog disparu alors quelques instants, ce qui n'empêcha pas les orques de commencer les festivités. Ainsi, les orques de Lorgashbur était d'une chaleur naturelle avec leurs frères qu'ils ne voyaient que trop peu souvent et déjà quelques rires rauques et francs raisonnaient, les hommes d'Eraol échangeant quelques blagues salaces avec leurs camarades qui commençaient déjà à servir de l'alcool. Eraol demeurait silencieux mais souriant, observant satisfaction la joie de ses frères et soeurs. Le peuple orque est décidément d'une beauté exceptionnelle et il était heureux de voir confirmer ce qu'il pensait : les moeurs orques étaient plus enclins que tout autres à la fraternité et la célébration de l'unité populaire. Il n'y avait pas de place pour les guerres fratricides dans les lois de Malacath, et les conflits se réglaient de manière brutale et rapide : le plus fort et donc méritant sortait toujours vainqueur. Pas de complots ou de messes basses comme chez les hommes et les elfes.

Urzog revint bientôt et Eraol lui adressa un signe de tête poli tandis qu'il s'asseyait près de lui, ne tardant pas à rentrer dans le vif du sujet. Eraol finit sa pinte et s'accouda à la table. C'était le début des discussions et donc du moment de vérité.


- Bordeciel vit des jours bien sombres, je pense que tous l'auront remarqués. Les ethnies la peuplant sont toutes soumises à un rapport de force de plus en plus virulent avec les Nordiques et le nouveau trône semble affirmer ses ambitions égocentriques... Je ne pense pas avoir besoin de te faire un rappel historique des liens que les Nordiques entretiennent avec les Orques et tous ceux qui étaient en Bordeciel bien avant eux. Ca ne peut plus durer. Ils vont de plus en plus loin et certaines chatelleries - toutes, à ma connaissance même - commencent à exiger des taxes aux forteresses. Des taxes, à nous qui ne sommes pas citoyens de leur patrie usurpatrice ! Trop longtemps nous avons été désunis Urzog. Notre peuple n'est plus capable de défendre ses intérêts si nous restons aussi dispersés. De grandes choses vont se jouer bientôt en Bordeciel mon ami, dont les vies de nombre d'entre nous. Il est évident qu'aucune forteresse ne se pliera aux volontés de ce Sombrage. Le climat de tensions nous a coupé de nombreux liens notamment commerciaux avec le reste de la province... Nous ne pouvons plus nous laisser marcher sur les pieds comme ça. C'est pour cela que je suis ici et que j'irais bientôt dans toutes les autres forteresses. Narzulbur compte bien se battre s'il le faut, mais nous allons réclamer notre dû aux Nordiques et assurer notre prospérité. Nous ne sommes pas des Crevassais, par Malacath ! Ils ne nous écraseront pas pour imposer leur parole. Je suis un chef, et toi aussi Urzog. Il n'est pas question de venir te voler ton titre. Tu es le seul orque digne de diriger Largashbur, et je ne suis maître que de mes terres. Il s'agît d'unir nos forces. Certes, je prendrais la parole pour nous tous, mais je ne serais qu'un relai de nos convictions. Je ne serais que le coordinateur de nos voix et de nos glaives. Il ne s'agît plus de survivre indépendamment mais ensemble... Nous ne sommes pas des parias, comme ils aimeraient qu'on le croît. J'en ai plus qu'assez du rejet que nous subissons et du despotisme nordique. Il est temps qu'ils comprennent que leur règne n'est pas légitime, et nous allons leur apprendre à respecter nos terres et nos droits. Mais pour cela j'ai besoin du soutien de tous les orques de Bordeciel. Ton soutien et celui de ta forteresse serait inestimable, Urzog. Ce n'est pas un engagement banal, je sais... En rejoignant le Pacte que je forme, vous vous placerez comme le rempart contre les oppresseurs. Cela pourra amener le combat jusqu'ici, bien que cela ne soit pas garantis et que je protégerais du mieux que je peux les forteresses. Mais je sais que la gloire du combat ne répugne aucun des notres, surtout pour une telle cause... De plus, le Pacte comprend des dimensions économiques non négligeables. Il assura l'ouverture permanente d'échanges entre les forteresses. Narzulbur fournira de l'ébonite pour les soldats et nous pourront échanger des vivres et armes, ainsi que ressources variées. L'ère de l'autarcie des forteresses doit toucher à sa fin, et celle de l'unité orque doit venir. La solidarité entre tous les orques de Bordeciel. Le combat pour tous ceux qui ont été malmenés a cause de leur peau et de leurs crocs. C'est pour un véritable idéal que je te propose de te battre, mon frère,
finit-il en souriant légèrement.

Il espérait que sa longue tirade convaincrait Urzog. S'il n'était toujours pas convaincu pour le projet, Eraol avait encore nombres des mots à dire pour persuader le chef de Largashbur. Mais il en avait déjà dit beaucoup et il espérait que le chef orque partage sa vision des choses. Autour d'eux, le repas battait son plat, et si quelques oreilles attentives écoutaient la discussion entre les deux chefs de guerre, la plupart mangeaient et fêtaient dignement ce rendez-vous diplomatique. Les deux escortes d'Eraol s'étaient rapidement intégrés et faits des amis, et le grand feu de la Longère réchauffaient les coeurs tandis que le froid de l'extérieur était d'une dureté propre à la province. Beaucoup l'ignoraient, mais une part certaine de l'avenir des Orques se jouait pendant ce repas. L'inaction ou le combat. Eraol misait tout sur Urzog. Il savait que l'adhésion d'une forteresse comme celle de Largashbur rendrait l'adhésion des autres plus aisée et l'unité quasiment conquise. Il ne doutait pas de la juste cause qu'il servait et voulait promulguer, et il savait que peu d'Orques pouvaient le contredire. La situation était complexe pour ces derniers et de moins en moins pouvaient quitter les forteresses pour vivre dans d'autres provinces ou en ville. Les forgerons orques des cités nordiques étaient dénigrés, renvoyés ou subissaient un harcèlement moral affligeant et beaucoup regagnaient leurs forteresses d'origine, pour retrouver l'honneur de servir Malacath et de ne plus être rejeté. De ce fait, la population des forteresses n'avait cessé de croître ces derniers temps, sans devenir excessive, car nombres d'Orques qui avaient rêvés de la civilisation revenaient sur les terres de leurs ancêtres. Eraol connaissait ce sentiment, lui qui avait servis l'Empire, dans un but initiatique. Le voyage formait des coeurs durs et de bons survivalistes et de lucides guerriers. Mais il fallait un jour ou l'autre revenir à ses origines et les chérir. C'était au nom de celles-ci qu'il marchait désormais.

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Miraak ( MJ )
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MessageSujet: Re: Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur    Ven 27 Déc - 21:45

MJ incarné par: Ri'Azzad
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-Urzog-gro-Shazog-

Les feux flambaient dans la Longère, barbouillant les murs, les dalles et le plafond de rougeoiements sinistres, mais la chaleur restait elle, la bienvenue. Urzog se leva, saisissant une branche qui traînait et profita d'un long moment de réflexion retournant les braises du feu à sa guise laissant s'échapper quelques étincelles par-ci, par-là. Une flamme se raviva alors sur les bords d'une bûche carbonisé, elle se raviva comme l'esprit autrefois belliqueux du chef de Largashbur qui rétorqua à son invité:

-Un idéal de paix...d'égalité et de prospérité pour notre peuple tout entier...voilà qui attise de plus en plus ma participation dans cette lutte, tu as le soutien des Orques de Faillaise, mon frère. Néanmoins, pour propager tes projets, il faudra une action forte, brutale et qui sera racontée par les hérauts dans les temps futurs...une action enclenché par le peuple Orsimer face à l'oppresseur Nordique. Des soldats nordiques se masse au sud de notre position, ils ont constitués un campement, je pense qu'ils nous ont réservé le même sort que ces bandits à Aubétoile, nous avons l'avantage de savoir qu'ils sont là et qu'ils vont attaquer d'ici peu...eux ne savent pas que nous savons, le chef orque esquissa un sourire sur son visage marqué par la guerre et les hostilités du passé, nous devons les attaquer pour ainsi protéger notre peuple. D'un autre coté, la rumeur de l'une des premières ripostes des Orques de Faillaise face au peuple Nordique sera un bon moyen d'offrir se sentiment de rébellion aux nôtres. La Révolution Orsimer va débutée...une révolution, non pas pour la gloire ou la fortune...une révolution pour la liberté, l'égalité et la prospérité des Orques de Bordeciel !

Le Chef Orque se redressa alors, se dirigeant vers l'extérieur et annonçant aux guerriers qui étaient restés dehors:

-Frères et Soeurs, par Malacath, je vous annonce, que les Orques sont désormais en guerre...

-En guerre contre les Nordiques, mais... ? Entama un forgeron de la forteresse.

-Non, en guerre contre l'injustice que notre peuple a trop longtemps subi ! Contre les inégalités de ces terres, nous allons lutter et rien ne nous arrêtera, qui est avec moi ?!

La majorité des Orques poussèrent un hurlement guerrier, ils étaient prêt à se battre.

-La lutte pour la véritable paix n'est jamais pacifique...il faut obtenir la paix par la guerre...voilà l'un des étranges paradoxes de notre monde...entama alors une chamane Orque.

Urzog releva le nez.

-Des paroles dignent des sages des temps ancestraux, nous devons nous battre pour la paix de notre peuple...

Le coeur battant, Urzog dégaina sa masse et se dirigea vers Eraol lui tendant la main:

-Viens-tu en guerre avec moi ?

Soudain, un cri déchira l'atmosphère, c'était une vieille orque qui tenait dans ses bras, un nouveau-né...mort ou du moins, il en avait tout l'aspect.

-N'allez pas à ce campement ! Il est maudit par Malacath ! Je m'y suis approché pour prendre de l'eau à la rivière...et regardez ! Mon bébé est...

La chamane de toute à l'heure s'approcha alors de l'enfant posant des mains expertes sur son front:

-Il vit toujours, pour le moment, il a été touché par une maladie dont je n'ai pas les connaissances nécessaires pour guérir...je n'ai jamais vu ça ailleurs que dans les témoignages de nos ancêtres...lors des grandes Pestes, il semblerait qu'il ai contracté les mêmes symptômes...

Urzog laissa tomber sa masse sur le sol...s'approchant du nourrisson qui semblait être dans un état proche de la mort...

-Par Malacath...quelle est donc cette sorcellerie...ce ne seraient pas les Nordiques qui....

La chamane interrompu alors son chef, tout en sachant qu'elle n'en avait pas le droit en tant que chamane...mais aussi en tant que femme:

-Urzog, laisses donc tes vieilles idées de batailles derrières toi...cette maladie n'est pas naturelle...et les Nordiques ne semblent pas plus au courant que nous...

Le chef Orque d'un coté fortement humilié de s'être fait interrompu de la sorte par une femme, mais d'un autre inquiet par cette mystérieuse histoire, il tonna d'une voix forte:

-Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir...nous devons voir ce qu'il se passe dans ce campement nordique...

Sharn ramassa la masse et la confia à son père en ajoutant:

-Laissez-moi venir avec vous père...

-C'est trop risqué, tu veilleras sur la forteresse pendant mon absence...

-Mais, père !

-Obéis-moi, Sharn, tu es ma seule héritière, je veux que cette forteresse reste entre les mains de ma lignée...

Sharn s'empourpra alors de colère, se dirigeant vers la Longère, des larmes de rage mais surtout de  déception coulant lentement sur ses joues.

Urzog serra les poings...et se voila la face...mais remarquant qu'Eraol le regardait, il se ressaisit et lui dit:


-Eraol...tu es témoin d'un jour bien sombre au sein de ma forteresse...je vais tout de même aller voir ce campement, est-ce que...tu viens avec moi ? Je ne sais pas ce qui nous attends...mais tout cela s'annonce très peu réjouissant...

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Eraol le Savant
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MessageSujet: Re: Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur    Mer 1 Jan - 18:52

    Pour le grand bonheur d'Eraol, son vis-à-vis se montra plus que favorable aux idéaux du chef de guerre de Narzulbur, et vit même naître en lui un élan sincère de rébellion. Les orques d'ici comme ailleurs étaient las de la situation et de la misère qui les menaçait. Urzog était déjà emballé et serait un excellent agitateur, Eraol n'en doutait pas. Il fut cependant interloqué par la sombre nouvelle que lui apporta Urzog. Des forces nordiques qui se rassemblaient dans le secret près d'une forteresse, c'était certainement le pire présage qu'Eraol n'avait jamais perçu. Il avait déjà affronté des troupes nordiques, mais de simples patrouilles venues roder trop près des forteresses ou y réclamer la lever d'un impôt absurde et illégitime. Si il y avait un camp d'hommes en armes c'est que ces chiens préparaient une razzia sur la forteresse ou pire, comptaient chasser les orques y vivant voire les massacrer. Urzog était gagné petit à petit par l'excitation du combat, qui se propageait comme les flammes sur la poudre au sein de l'assemblée de guerriers. Bientôt, les deux guerriers d'Eraol criaient au milieu de ceux d'Urzog, tirant leurs haches et les brandissant en l'air. Eraol demeurait calme et distant vis-à-vis de cette effervescence meurtrière. Même si la perspective de faire couler le sang contre des soldats de carrière, chatouillant ses pensées, les brouillant, les rendant moins concrètes, ravivant la furie qui sommeillait au plus profond de sa chair, il se devait de rester calme. Il fallait savoir combien étaient ces hommes avant de prendre toute décision. Il ne fallait pas exposer Largashbur à un risque trop grand. S'il avait su, Eraol aurait emmené deux berserks de plus avec lui. Ils sortirent bientôt, ralliant les autres guerriers de la forteresse.

    Mais enfin, qui pourrait arrêter une troupe d'Orques enragés ? Pas une unité nordique, surtout pas sur les terres Orques. Car les Nordiques peuvent bien se réclamer de Bordeciel, personne ne connaît aussi bien les terres des forteresses que les Orques, qui les parcourent sans relâche, y chasse, y vivent et y posent des pièges. Eraol sortit son glaive de son fourreau, une épée orque fraichement forgée près des mines de Narzulbur.


    - Je suis avec vous, mes frères ! répondit-il d'une voix grave et puissante.

    La flamme naissante en leur corps fut toutefois bientôt refroidie par une nouvelle bien morbide. Un mort-né à l'apparence flétrie dans les bras de sa mère. Tous les orques s'approchèrent, curieux, effarés et bientôt plus enragés qu'auparavant. Nombres d'entre eux accusèrent les nordiques, dont Urzog, mais la chamane les fit bientôt taire. Eraol demeurait silencieux, observant en silence le bébé. Durant ses campagnes impériales, il avait vu de nombreuses choses horribles et maintes maladies exotiques, et cela lui rappelait certaines épidémies de pestes et de maladies infectieuses qui sévissait sur les champs de batailles et les campement du front, ainsi que dans les contrées les plus reculées, mais n'étant pas un fin connaisseur en médecine il ne préférait pas s'avancer. Cela ressemblait auss aux effets de poisons que certains assassins mettaient dans l'alimentation ou l'eau. Les Nordiques étaient parfois vicieux mais demeuraient un peuple fier et Eraol doutait qu'ils aient pu empoisonner la source des orques. Ce n'était pas leur genre, qui plus est.

    Rapidement, Urzog se reprit et conclu qu'il fallait de toute façon aller voir de quoi il en retournait, et Eraol hochait la tête pour montrant son accord avec son nouvel allié. Peut-être que les Nordiques souffraient eux aussi de ce mal étrange. Mais Eraol était déjà songeur. Quoi que ce mal cachait, c'était un mauvais présage de plus pour cette ère déjà sombre. Un nouveau complot des hommes, ou un malicieux arrangement des forces supérieures ? Malacath serait prié par tous ce soir, et Eraol s'entretiendrait avec sa chamane à son retour à Narzulbur.


    - Je suis avec toi mon frère,
    répondit-il finalement à Urzog qui sortait de ses songes. Gorgo ! Larkur ! Avec moi mes amis.

    Urzog rassembla ses meilleurs guerriers, laissant un groupe à la forteresse pour la garder, sous les ordres de sa fille, Sharn, malgré la déception de celle-ci, puis ils sortirent du domaine de Largashbur pour aller vers le camp nordique, passant par des collines et flancs de montagne qui camoufleraient leur arrivée. Eraol suivait Urzog et ses hommes en silence, le glaive à la main et le dos courbé tandis qu'ils approchaient du campement. Il lui glissa quelques mots pendant le trajet.

    - Urzog, mon ami. Tu ne pourras pas toujours garder ta fille loin des combats. Si un jour elle doit être digne de t'affronter pour te succéder, elle devra faire couler le sang, ne l'oublie pas !

    Eraol connaissait la frustration de ne pas combattre, comme nombre d'orques. Certains passaient des décennies à s'entraîner sans rien tuer que du gibier, et cela ne faisait que nourrir une arrogance et une frustration impulsive. Mais avec les temps qui arrivaient, tous les Orques devraient bientôt combattre, comme attaquants comme défenseurs. Comme ils étaient maintenant tout près du camp, Eraol se tut et s'accroupit. Il allait falloir aller voir ce qui s'y tramait de toute façon.

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Miraak ( MJ )
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MessageSujet: Re: Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur    Sam 4 Jan - 21:33

MJ incarné par: Ri'Azzad
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-Hrokir le Balafré, commandant nordique-
Hrokir ne comprenait pas...ses hommes avaient été touchés par cette étrange maladie appelée "La Peste"...il avait mit en quarantaine la plupart de ses hommes, les obligeant à rester dans leur tente, mais il savait qu'ils ne pouvaient plus se permettre de rester ici...les pestiférés avaient besoin d'être isolé pour empêcher les autres de contracter la maladie...C'était la seule méthode efficace pour le moment.

Ils avaient été envoyé ici par le jarl de Faillaise pour récolter les nouvelles taxes imposées par la Régence sur les orques vivant dans les forteresses. Comme par hasard, cette tâche délicate était sous son commandement.

Hrokir avait combattu lors de la guerre le Thalmor, il méritait plus que ce poste de "récolteur d'impôts"...même si il ne sous-estimait pas les orques, un peuple barbare mais très dangereux à ses yeux...

De son point de vue, il faudrait tous les renvoyer chez eux...Bordeciel est la terre des nordiques et ses orques utilisent les ressources qui pourraient être utilisés par les natifs du nord. Même si il sait aussi, que les orques restent très utiles à Bordeciel, leur compétence en forgeage, notamment pour constituer leurs étranges armures créer à base d'orchialiaque. Hrokir chassa ses pensées pour se reconcentrer sur son entretient personnel, la Main du Roi avait insisté pour que les conditions d'hygiène des soldats soit optimale pour éviter tout risque d'attraper la peste...malheureusement, le commandant du campement semble être le seul à s'entrenir convenablement et il était trop tard pour réprimander les hommes, la plupart étaient déjà pestiférés...

Hrokir observait sa vieille cicatrice au niveau de la joue qui lui avait apporté son surnom du: "Balafré". Il l'avait reçu de la main d'un soldat Altmer lors de la guerre...il redoutait désormais les lames elfiques qui étaient malgré tout très efficace. Même si, sa préférence persiste sur l'acier nordique, plus brutal mais tout aussi dangereux.

Il passa la loque humide sur son visage une dernière fois et retourna à l'extérieur pour prendre un bon bol d'air...même si l'air dans ce campement semblait empoisonné....une odeur de pourriture se faisait sentir des tentes...Hrokir ne savait plus quoi faire...le commandement ne répondait pas à ses missives...il pensait à sa retraite...bien qu'il lui reste au moins une dizaine d'année au service de l'armée avant que ce rêve ne devienne réalité. Il s'imaginait déjà installé sur un fauteuil au coin du feu, sa femme lui préparant un bon petit plat, ses enfants papotant auprès de la gouvernante...son fidèle chien couché à ses cotés, partageant son doux pelage blanc et noir qui glisserait sous les doigts de Hrokir. Une soirée à la nordique, chaleureuse et agréable.

Bien que ce rêve...ne se réalisera jamais car...dame Azura en a décidé autrement.

Un bruit derrière les buissons, la légère brise du vent s'écrasant sur mon visage encore humide, un frémissement dans mon dos...et le choc violent d'une masse sur mon épaule me faisant tomber sur le sol forestier.

L'ombre était massive, se tenant droit devant moi, l'arme à la main, le regard sanguinaire, ce n'était autre que le célèbre Urzog, chef de la forteresse de ces païens.


-Brûlez le corps de mes hommes...par pitié, seigneur Urzog, c'est ma dernière volonté, ils transportent sans même le vouloir une maladie terrible...

-Cette maladie n'est autre qu'une malédiction de Malacath sur les vôtres ! L'un des nôtres est mort à cause de vous !

-Par la barbe d'Ysgramor, je n'ai jamais entendu dire pareille sornette !

-As-tu une version plus...intéressante à me proposer alors ? rétorqua sèchement Urzog en se mettant accroupit.

-Des gens racontent que ce serait Solstheim l'origine de cette maladie, un sombre seigneur aurait fait son retour provoquant la mort et la destruction sur son passage...bien sûr, ce n'est pas possible...ce genre d'histoires n'existent que dans les légendes !

-Toutes les légendes sont basées sur la réalité...je prendrais ça plus au sérieux à ta place...

-Tais-toi, faible orque, peste soit sur toi et tout ton peuple ! Les Nordiques ne plieront jamais l'échine face à des races comme la vôtre...rien ne pourra s'élever au dessus de l'autorité en place...longue vie au Haut-Roi Nelgar Sombrage et à ses semblables !

Urzog rapprocha le visage du nordique du sien...remarquant alors la balafre sur le visage d'Hrokir, il étrangla alors son adversaire de toute ses forces...ses deux mains épaisses se rabattirent sur la gorge du nordique...le faisant lentement perdre connaissance, quelques secondes plus tard, il était mort...Urzog se releva, ramassa sa masse, et annonça d'un ton pleins de rage:

-Crèves en paix...nordique...puisses Malacath t'offrir la sagesse dans ta dernière demeure...

Les Orques massacrèrent presque  entièrement tout le campement, campement qui se transforma rapidement en un véritable cimetière. Un véritable bain de sang...

Ils ne laissèrent qu'un survivant, un nordique ayant cette étrange maladie...Urzog avait voulu l'épargner pour que la chamane puisse étudier son cas et en savoir plus sur ce fléau. Urzog ne comprenait pas...cette simple escarmouche pour pacifier son territoire c'était transformé en une véritable énigme...les propos du commandant Nordique était perturbant...Urzog savait au fond de lui, que Malacath ne pouvait être à l'origine d'une telle chose...Il se dirigea vers Eraol et lui annonça en réponse à ses paroles de tout à l'heure:


-Je n'ai pas eu l'occasion de te répondre tout à l'heure, alors voilà, je pense être suffisament sage pour élever ma fille correctement, je n'ai pas de conseils à recevoir de ce coté là. Mais, que penses-tu de cette maladie ? D'après le commandant nordique, ce serait un seigneur du passé revenant sur Tamriel semant mort et destruction sur son passage...j'ai un peu de mal à y croire et honnêtement, je pense que le peuple orque a déjà bien assez de fardeau pour s'occuper de cette histoire...j'ai peur pour nos confrères dans les autres forteresses...ils ne doivent pas être au courant pour la Peste, le mieux serait de les prévenir pour les préparer à "lutter" contre cette maladie...de notre coté, je pense qu'il faudra utiliser nos réserves et ne plus trop compté sur les ressources extérieures...il faudra que tu veilles sur les gens de ta forteresse à ton départ, mon ami...

Les Orques retournèrent à la forteresse victorieux. Le pestiféré fut prit en charge par la chamane, Urzog lui, discutait avec la mère pour préparer les obsèques du défunt nouveau-né décédé par la maladie...les Orsimers étaient très pointilleux sur les traditions.

Après une nuit de repos bien mérité, Urzog se dirigea à nouveau vers Eraol, remarquant que celui-ci n'avait plus grand chose à faire ici:


-Eraol...tu as le soutien des Orques de Largashbur dans ta "révolution" si on peut appelé ça comme ça...parles aux autres chefs des forteresses orques...l'âge des orques est arrivé mon ami...que Malacath guide tes pas et te protège en ces temps sombres ! Nous avons préparés des vivres pour ton voyage. A notre prochaine rencontre mon frère...

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Eraol le Savant
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MessageSujet: Re: Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur    Sam 25 Jan - 14:54

    Urzog et ses hommes fendirent sur le camp, passant au travers des branchages les camouflant quelques minutes plus tôt. Eraol et les siens suivirent le mouvement, alertes, découvrant le camp nordique quasiment désert. Une odeur étrange flottait dans l'air, qui semblait vicié. Le mal était présent ici, et il rampait jusque dans les narines des Orques. Eraol ne voulait pas s'attarder ici, il sentait déjà un malêtre naître en lui. Dans les tentes, ce n'était pas des soldats nordiques dormant ou vaquant à leurs occupations mais des corps putréfiés, empilés par leurs camarades. Gorgo eut un haut-le-coeur devant ce spectacle, lui qui n'avait jamais connu la bataille. Urzog était tombé sur le chef du camp et l'avait neutralisé. Il semblait qu'il fut l'un des derniers nordiques encore debouts. Ils eurent une courte conversation qu'Eraol écouta en silence. L'homme avait raison sur un point : il fallait brûler les corps, et même tout ce maudit campement, pour ne pas que la maladie se répande. Si des animaux venaient se nourrir des corps, la maladie deviendrait une pendémie inarretable et meurtrière. Solstheim ? C'était une île au nord de Bordeciel si Eraol se souvenait bien. Quel rapport avec la Peste ? Une menace s'y soulevait-elle ? Il craignait le pire. Le vent, chaud et puant, chargé du souffre de la maladie était porteur de bien mauvaises nouvelles. Le Nord était terre de légendes et malédiction, et une nouvelle semblait se lever.

    Après qu'Urzog ait mis fin à l'existence misérable du chef à la balafre, les Orques procédèrent à un nettoyage méthodique du camp et exterminèrent la moindre trace de vie, allant égorgé les malades agonisant. Une fois ce travail accomplis, Eraol et ses hommes prirent soin de se servir du combustible des torches nordiques et de charbon pour en répandre dans tout le camp et d'y allumer un grand brasier, afin de brûler tous les corps, et le mal en eux. Le feu était le seul remède certains contre la maladie. C'est comme cela qu'il faudrait agir dans chaque foyer. Eraol veillerait à ce qu'il en soit de même sur ses terres si des cas étaient découverts. Il avait désormais hâte de regagner sa demeure pour organiser la suite des événements et informer les siens de l'avancée de ses projets.
    Quand Urzog revint à lui, Eraol avait déjà mûrement réfléchis aux événements qui venaient de se dérouler.


    - Mon ami, je ne sais que dire. Cette maladie est un fléau qui va ravager tout Bordeciel. Tu as raison, il nous faut vivre en autarcie quelques temps et nous méfier des rares visites que nous recevons. Nous devons fermer nos forteresses aux non-orques pendant quelques temps. Si des marchands viennent à nous, nous ne devons pas les faire entrer et commercer avec eux en dehors de nos forteresses. Nous ne devons plus acheter de viandes et de produits à l'extérieur tant que la maladie sévira. Les chasseurs nous nourriront, comme ils l'ont toujours fait. Quant aux légumes, nous pouvons cultiver quelques potagers près de nos longères, nos chamanes sauront nous conseiller quant aux plantes les plus productives. Nous sommes le seul peuple capable d'être épargnés par cette maladie, car nous n'avons besoin de personnes pour prospérer. J'irais voir toutes les autres forteresses, et les prévenir, une à une. Mais d'abord, je me dois de retourner à Narzulbur prévenir les miens et organiser la suite. Je partirais ensuite vers les autres forteresses sans attendre. Tu sauras quand le Pacte sera enfin scellé par toutes, car des courriers lieront désormais toutes les forteresses entre elles, pour que nous communiquions aisément.

    Ils rentrèrent ensuite à la forteresse, et Eraol et les siens se préparèrent à effectuer le chemin retour. Les Orques de Largashbur leur firent dons de vivre et de réserves d'eau. Vint alors le moment des adieux, et Eraol fit face une dernière fois à Urzog. Il lui tapa fraternellement l'épaule.

    - Merci de ton soutien mon ami, notre force n'en sera que plus grande ! Tu recevras mes lettres par mes messagers d'ici peu, t'informant de l'avancée de nos projets. Une assemblée aura lieu quand tout sera fin prêt... D'ici là, que Malacath nous protège !

    Et ils franchirent les portes de la forteresse...


[FIN]

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MessageSujet: Re: Le Pacte du Sang, Acte I : Largashbur    

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