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 Les ennuis s'accumulent

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AuteurMessage
Kathutet
Drémora irascible
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Messages : 253
Date d'inscription : 16/06/2013
Age : 23
Localisation : Oblivion, il fait chaud au moins..

MessageSujet: Les ennuis s'accumulent   Mer 20 Nov - 7:02

Arindil frappa quelques coups secs à la porte de la maison qui tombait en ruines. L'ancien manoir était complètement ravagé par les intempéries, le temps qui régnait ici et le temps qu'il avait passé sans être rénové. A de nombreux endroit, l'eau avait du s'accumuler et, en gelant, avait fait éclater la pierre. Il contempla un moment la triste masure, et se rapprocha de nouveau de la porte, toqua quelques coups plus forts. Toujours personne. C'était pourtant bien là, en toute logique...

*

Il avait été contacté une petite semaine auparavant, alors qu'il traînait dans une taverne de Blancherive, comptant les septims gagnés d'un énième contrat. Ses travaux se faisaient de plus en plus ennuyeux, et de plus en plus rares également. Les gens n'avaient plus d'argent, ou ils se le faisaient dérober dès qu'ils sortaient de la. Le contexte était pire que jamais, et l'Altmer devait sa survie avant tout à ses talents. Il ne payait pas de mine, mais plus d'un bandit avait orné la route de sa carcasse fumant, gelée ou sanglante, en guise d'avertissement pour ses semblables.
Il n'était plus possible de faire quoi que ce soit dans ce pays sans se faire voler, assassiner, battre... La violence était devenue courante, banale, et la loi impuissante, inutile, invisible. Les gardes eux mêmes étaient pour la plupart passés de l'autre côté, et leurs yeux se tournaient là où ceux qui les payaient voulaient qu'ils se tournent. Il restait tout de même encore quelques amoureux de l'ordre, mais ils se faisaient à la fois rares et discrets. Mieux valait ne pas être pris par les coupe jarrets en tous genres, ceux-ci avaient l'habitude de faire des exemple tout à fait déplaisants.
Arindil faisait partie d'eux, et tentait tant que possible, et le plus discrètement possible, de rétablir un semblant d'ordre quand il le pouvait. Non pas qu'il fut un amoureux de la loi, ou qu'il respecte particulièrement celle qui régnait sur ce pays, mais il avait conservé de ses années dans le Thalmor le goût d'une rigueur et d'une paix qui allaient de paire et qui, une fois disparus, laissaient un vide, comblé en toutes circonstances par ce que la nature faisait de pire comme êtres.
Il parvenait, pour survivre, à dénicher quelques contrats d'escorte ou de protection rapprochée. C'étaient les seuls qui payaient correctement, et qui, si l'on savait ou chercher, pouvaient encore se faire relativement nombreux. Les nobles et les riches avaient plus que jamais la trouille pour leurs bourses et leurs gorges, et les mercenaires vivaient une époque plutôt correcte. Enfin... correcte, il fallait revoir les attentes à la baisse.

Il était à Solitude lorsqu'on l'avait accosté, dans la taverne. Il s'était raidi quand l'individu encapuchonné s'était assis lourdement sur la chaise en face de lui et avait porté la main à son côté. Son équipement s'alourdissait maintenant d'une courte épée de fer, fine mais tranchante et pointue, qu'il pouvait à loisir plonger dans n'importe quel corps pas trop résistant. Il savait que la tirer contre un combattant, même moyen, était pure folie tant il était médiocre au combat comme cela, mais au moins cela lui donnait une consistance.
Mais apparemment, la personne qui venait le déranger n'avait pas l'air de lui vouloir le moindre mal. Elle se contenta de garder la tête baissée tout en buvant une chopine, sans lâcher un mot. Puis elle s'en fut, comme elle était venue, anonyme et silencieuse. Mais un mot restait sur la table. Une petite note griffonnée d'une écriture lamentable, qui ne faisait que donner un rendez-vous.

*

Et il y était, lui, au rendez-vous. Mais pas ceux qui le lui avaient donné. Il était venu par curiosité, pour en savoir un peu plus sur la personne qui l'avait contacté, sur ceux qui voulaient le voir. Et tout de même, la moindre des politesses lorsqu'on donne rendez-vous d'une façon aussi cavalière à quelqu'un, c'était d'y être !
Un raclement dans son dos le fit se retourner. Cinq personnes, en arc de cercle, l'entouraient.

Quatre s'avancèrent d'un pas, leurs armures reconnaissables entre toutes, bien que quelque peu camouflées. Le doré du métal elfique brillait sous le soleil, au quelques endroits laissé à découvert par leurs épaisses capes de fourrure. Seul un flanc était laissé nu, celui auquel s'accrochait l'arme, opposé au bras qui devait la tenir. Ils tenaient tous leur bouclier, prêts à combattre. Mais ceux-ci n'inquiétaient pas tant que ça le mage. C'était celui qui se tenait en retrait, capuche baissée qui l'inquiétait. Un inconnu, sans doute un Justicar de rang moyen. Ce n'était pas lui, mais sa présence qui était inquiétante. Un Justicar et une escorte de quatre hommes, les bonne vieilles formations du Thalmor semblaient vouloir réinvestir le pays !
Et se posait là dessus la question du rendez-vous... Question à laquelle ledit Thalmor répondit rapidement, de lui même.

« J'imagine que ça doit vous faire bizarre de nous voir, non ?
_ Disons que j'ai connu plus plaisantes visions. Vous n'étiez pas partis vous, il y a un moment ? Il me semble que depuis la chute de Solitude, on ne vous voit plus beaucoup sur les routes... »
L'air et le ton ironique ne parurent pas spécialement plaire au Justicar, qui se figea en un rictus mauvais.
« On ne vous pas non plus vu énormément... Vous étiez où, déserteur ?
_ Déserteur ? Déserteur d'une armée sans chef, sans but et sans hommes ? Je suis ressorti brisé de cette bataille pour ces murs que nous avons défendu tant bien que mal, mon corps porte encore la marque des brûlures causées par les flammes ennemies ! Quand je suis revenu à moi, guéri par des Nordiques, j'avais presque tout oublié... Je ne savais même plus qui j'étais vraiment... Tout ce dont je me souvenais, c'était ce combat, et cette chute des murs... Je ne connaissais de la guerre que ce qu'on m'en avait dit. Et quand je suis retourné à Solitude, la ville était aux mains des Sombrages, et le Thalmor avait fui, plus un bateau n'était là. Et vous me traitez des déserteur ? Méfiez vous, Justicar, je ne suis pas de bonne humeur en ce moment et... l'acier elfique se revend très très bien.
_ Vous nous menacez ?
_ Je vous informe. J'ai mis du temps à recouvrer ma mémoire et mes pouvoirs complètement. Mais mon nom reste la seule chose que je n'arrive pas à retrouver. Curieux, non ? Je devrais peut être aller voir des gens que je côtoyais, qui sait... Enfin, bref. Que me voulez vous ?
_ Je croyais que c'était clair... Vous êtes officiellement un déserteur pour ne pas être rentré chez vous et vous être rapporté au Thalmor après notre défaite en Bordeciel. Nous vous offrons d'effacer cela.
_ En m'engageant de nouveau dans cette foutue armée ?
_ Vous voyez quand vous voulez...
_ Je refuse.
_ Prenez le temps de réfléchir...
_ C'est tout réfléchi. Foutez le camp.
_ Vous perdez toute vos manières !
_ Je n'en ai aucune à servir à quelqu'un comme vous.
_ Vous ne viendrez donc pas avez nous ?
_ Non.
_ De votre plein gré en tout cas...
_ D'aucune manière que ce soit.
_ Si vous le dites... Enfin ! Allez, emparez-vous de lui. On essaiera de le faire changer d'avis, au calme et au chaud. Nous savons comment faire.
_ Messieurs, je vous déconseille de faire le moindre pas en avant...
_ Soldats, obéissez à l'ordre que je vous ai donnés ! »
Il avait hurlé ça, soudainement. Il nourrit un joli complexe d'infériorité celui là !
Les soldats hésitaient, indécis. Puis l'un d'eux s'avança, résigné et déterminé à la fois. Arindil leva son bâton quand il arriva à portée. L'extrémité vint taper légèrement la cuirasse de l'elfe, qui s'arrêta, curieux.
« Si tu fais demi-tour maintenant et que toi et tes camarades retournez d'où vous venez, vous resterez en vie. Penses-y, rapidement, tu veux finir ta vie ici ? »
Il sembla de nouveau hésiter un moment, mais finalement la bêtise l'emporta, et il porta la main à son épée, dégageant sa cape dans le mouvement.

Le halo de flammes l'enveloppa en une fraction de seconde. Arindil recula de quelques pas, et observa le soldat s'effondrer en hurlant. Il avait bien fait de se concentrer sur la destruction au cours de ces quelques années. Il ne savait toujours pas guérir une brûlure, mais il pouvait toujours en causer de belles.
Il analysa rapidement la situation. Il venait de tuer un soldat Thalmor, devant un officier et trois autres témoins. La peine était la mort pour cela, et il aurait de la chance s'il ne se faisait pas torturer auparavant. Il ne restait guère d'autre option que l'élimination desdits témoins...
Le Justicar fit naître une nimbe orangée autour de ses poings serrés, alors que les hommes tiraient leurs masses et lames, bouclier levés. Arindil tapa deux fois la terre enneigée de son bâton. Deux atronachs surgirent du néant, dans le dos de ses ennemis. La créature de feu avala dans une explosion de chaleur les trois hommes qui ne crièrent même pas, tandis que le bras pointu du géant de givre passait directement au travers du dos du Justicar. Il rendit une giclée de sang, et se replia sur lui même. Les deux créatures disparurent aussitôt, laissant derrière elles les quatre corps et un fumet nauséabond.

L'Altmer fit quelques pas en arrière et s'appuya sur le chambranle de la porte, essoufflé. Le sort de Destruction l'avait épuisé, et la double invocation n'avait pas arrangé les choses. Il y avait trop longtemps qu'il n'avait pas été obligé de dépenser autant d'énergie pour un combat, les bandits se contentaient souvent de l'apparition d'un atronach pour fuir, et une ou deux boules de feu pour les plus courageux. Le Thalmor était une autre chose...
Arindil reprit ses esprits quelques instants, puis repartit en direction de Solitude. S'il voulait un instant de répit, il allait lui falloir bouger !





(Oui, il est normal que cela commence en Haafingar, mais je bouge au post suivant)

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- Quand je t'invoque, c'est pour que tu m'obéisses !
- Un jour, je trouverai un moyen de te mettre cet espadon dans le ventre...
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