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 Olaf le terrible

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Kathutet
Drémora irascible
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MessageSujet: Olaf le terrible   Sam 17 Aoû - 21:17

Il y a des bandits qui ont des noms originaux, des noms spéciaux, travaillés... Et il y en a qui ne se fatiguent pas, et préfèrent la simplicité à une élaboration trop poussée. C'était le cas pour celui-ci, qui avait trouvé le moyen de refléter en toute simplicité la réalité de sa condition. Olaf le terrible. Rapide, percutant, un nom qui évoquait un barbare sanguinaire dans les esprits des rares marchands qui osaient encore prendre le large depuis le petit port gelé d'Aubétoile. Ils étaient de moins en moins nombreux à partir, aussi bien qu'à venir. Ceux qui restaient pouvaient se plaindre de perdre de l'argent à cause de leurs retards, mais ils craignaient trop l'homme pour oser braver la fureur du nordique marin. Et ils tenaient tous à leur vie. Le vrai problème, il était pour la cité elle même, qui périclitait depuis que ce malandrin de haute mer avait établi son port d'attache non loin de là, et qu'il sévissait à chaque nouvelle voile à l'horizon. La ville n'avait quasiment aucune agriculture, peu de ressources, et les ravitaillement par terre étaient lents et incertains, aussi les vivres commençaient-elles à manquer. Ce fut ce qui décida le jarl à emettre un avis de recherche sur la tête d'Olaf "mort ou vif", avec la rondelette somme de cinq cents septims à la clé.
Ce fut la somme qui décida Arindil à se saisir de l'affaire. Il passait par Aubétoile pour se rendre à Fordhiver, et retourner du côté de l'Académie pour voir un peu ce qu'il y avait de nouveau, peut être se refaire une place avec un peu de chance, bien qu'il n'y comptat pas trop. Mais l'argent lui faisait réellement défaut, et cette belle bourse promise pour la tête rousse du flibustier était par trop tentante pour qu'il y résiste.

Le plus dur fut finalement de trouver le bateau, car par définition, il passait le plus clair de son temps en mer. Il fallait donc qu'il sache où exactement il mouillait pour pouvoir l'y attendre, et trouver un moyen de se faufiler jusqu'à l'homme pour l'abattre. Il tenta bien de faire quelques recherches dans le village, mais il se heurtait soit à la plus totale ignorance, soit à un mur de peur et de silence...
La chance se présenta sous la forme d'un homme de grande taille, un nordique lui aussi, qui pénétra dans la taverne où le mage était actuellement en train de se reposer et de se réchauffer, frigorifié par les neiges et le blizzard qui tournoyait dehors. Il fut surpris de voir que l'homme ne portait qu'un simple habit de jute et des chausses de cuir épaisses quand lui avait du investir dans une épaisse fourrure pour ne serait-ce que survivre, ainsi que dans des immenses bottes de cuir et de poils. La résistance au froid était une chose bien utile dans ces régions, et les Nordiques étaient en cela bien mieux pourvus que les Altmers, il n'y avait pas là le moindre doute...
Mais ce qui attira réellement son attention, c'était l'équipement que portait sur lui le nouvel entrant. Outre l'immense sac qu'il avait sur le dos, il portait à la ceinture une hache à court manche de bois et à fer légèrement rouillé, courbé et pointant vers le bas, ainsi qu'un large couteau à manche de nacre et à la lame rudimentaire. Un couteau de malandrin, et une arme de marin... Si l'on ajoutait à cela les regards craintifs des moutons tout autour ainsi que le silence qui planait, il n'y avait pas le moindre doute quant à qui il était, un marin venu ravitailler le navire en nourriture et en boisson.
Cela voulait dire deux choses essentielles pour Arindil : le bâteau était à quai, et il avait une piste à suivre jusqu'à lui.

Il se leva et sortit tranquillement de la taverne, sans montrer le moindre signe d'empressement, et fit quelques pas pour se mettre hors de vue. Puis il attendit que son guide ressorte, ce qu'il mit quelques minutes à faire, courbé en deux et marchant lentement sous le poids du sac qui devait désormais être plein.
Il se dirigea vers la sortie de la ville sans se retourner et sans se douter le moins du monde que, quelques dizaines de pas derrière lui, un mage luttait contre les éléments, s'aidant de son bâton, pour le suivre sur le chemin qu'il prenait. Il dépassèrent le vieux phare et redescendirent vers la plage gelée où somnolaient quelques horqueurs, qui ne firent pas mine de les attaquer quand ils passsèrent. Puis, soudainement, le bandit bifurqua et s'engagea dans un canyon de glaces qui remontait vers les montagnes. Contraint de se rapprocher, Arindil fit tout ce qu'il pouvait pour minimiser le craquement de la glace sous ses bottes, bien aidé par le vent qui s'engouffrait dans les creux et sifflait bruyamment. Il suivit ainsi son "guide" au travers du labyrinthe de glace, jusqu'à le voir s'enfonçer dans une petite ouverture dans une des parois. Il s'approcha et risqua un oeil pour voir le dos de celui qu'il suivait disparaitre derrière un coude de glace sombre et bleutée.

Il souffla un bon coup, et s'engouffra à sa suite.

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Kathutet
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MessageSujet: Re: Olaf le terrible   Dim 18 Aoû - 11:53

Les tunnels des glace s'enchaînaient les uns après les autres, descendant toujours plus profondément sous les glaciers. Il y avait longtemps qu'il avait perdu de vue le pirate, mais comme il n'y avait pas de biffurcation, Arindil prenait tout son temps pour le suivre, craignant à tout instant de tomber dans, ou sur un piège. Avec de la chance, il finit par arriver sain et sauf au bout de ses errances dans une énorme caverne.
Il s'arrêta au bord du précipice et prit le temps d'observer les alentours, éberlué par ce sur quoi il était tombé.

Au beau milieu des glaces, loin sous les neiges, au niveau de la mer, une vaste grotte de glace s'était creusée naturellement, ouverte par une source d'eau chaude qui jaillissait dans le fond. La brume envahissait lentement le fond lointain et les hauts plafonds en dents de scie. D'après la lumière qui passait au travers de la fine couche stagnante au plafond, il ne devait pas y avoir grand chose de glace là haut... Ca ne devait pas être très loin de craquer là haut ! Depuis la plateforme où il était, il pouvait voir un chemin creusé dans la paroi de la caverne s'enfoncer dans les vapeurs lointaines, et ressortir de l'autre côté, vers une vaste grève de glace et de bois mêlés. Un grande baraque de bois exhalait une épaisse fumée noire, et devant se dressait un énorme navire, trois mats et deux ponts, il devait falloir un bon nombre d'hommes pour maoeuvrer un tel bâtiment.
Et à en juger par ce qu'il voyait, ils étaient largement assez nombreux... ça n'allait vraiment pas être aisé.

Il s'avança lentement sur le petit chemin de glace, veillant bien à ne pas tomber dans les eaux tièdes, cent pieds plus bas, jusqu'à pénetrer dans le grand nuage opaque. Il sursauta en posant le pied sur le ponton de bois, qui grinça légèrement sous son poids. Il prit une bonne inspiration et franchit le petit édifice de bois et de corde, qui ne cessait de gigoter sous lui. Il se figea en plein milieu en entendant la voix grave d'un des pirates surgir de l'opaque nuage dans lequel il naviguait.
"Y a quelqu'un ? C'toi Für ?"
Il leva son bâton, et avança encore un peu jusqu'à poser les pieds sur la glace solide. Il distinguait un peu les formes, et pouvait voir une chaise, une table, et la silhouette du garde qui se découpait dessus, tendu, la lance à la main. Il bondit en avant et profita de la surprise qu'il avait occasionnée pour lui enfoncer la lame dans la gorge. Il tomba face contre terre, le sang coulant lentement sur la glace blanche. Il prit la lance et, par sécurité, la lui enfonça en plein milieu du dos, avant de le faire glisser dans l'eau, quelques objets lourds attachés aux pieds pour le faire couler rapidement. Inutile d'alerter tout le monde en leur faisant passer leur camarade sous le nez, un pieu entre les omoplates.

Il reprit son avancée lentement, et finit par ressortir des brumes à quelques dizaines de pas du cabanon et du quai. Il compta lentement et isola quinze gardes, donc cinq armés d'arcs et d'arbalètes, et le reste munis de haches et de harpons, et sans doute encore plus en intérieur et dans le navire. Sans savoir où se trouvait le capitaine, il décida de commencer par la cabane, autant ne pas aller s'aventurer sur cette coque de noix .
Prudamment, il s'avança vers la piètre construction de bois vermoulue.

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Kathutet
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MessageSujet: Re: Olaf le terrible   Lun 19 Aoû - 16:05

Il réussit à passer derrière la batisse sans se faire repérer, et à jeter un oeil dedans par un trou dans les planches. Un grand nombre de lits s'alignaient le long des murs, laissant simplement un passage central. Une cheminée au milieu dispensait une chaleure pas désagréable, bien qu'un peu superflue : grâce à cette source d'eau chaude qui sortait dans la grotte, il faisait une température tout à fait supportable dans la caverne. Il dénombra huit hommes qui dormaient ou vaquaient à leurs occupations à l'intérieur du cabanon. Puis il remarqua l'odeur qui flottait dans les airs, ainsi que le tonneau qui se trouvait non loin de lui. Il s'en approcha et ouvrit le couvercle sans bruit, le posant dans la neige. Il renifla à nouveau. Eau de vie.
Il sourit, et renversa doucement le tonneau sur le côté. Le liquide odorant coula le long des planches piquées et se répandit rapidement à la base de la cabane. Il observa les alentours et repéra une faille dans la glace, parfaite pour se planquer. Il alluma une petite flammèche sur le bois du tonnneau, et courut, courbé, se mettre à l'abri, se retourna juste à temps pour voir le fut exploser avec le reste d'alcool qu'il y avait au fond. Le feu gagna vite le reste d'eau de vie répandue ainsi que le bois, bien sec, qui se mit à craquer en quelques secondes et à emettre une épaisse fumée noire qui s'en alla se mêler à la vapeur accumulée en longues fumerolles noires.
"Fait maison, redoutable leur crû ! siffla Arindil dans sa planque, alors que les cris de douleur et quelques alertes fusaient çà et là. Les pirates s'activaient en tous sens pour tenter d'éteindre l'incendie, mais pas un d'eux n'arrivait à quelque chose. Il profita même que deux d'entre eux aient tenté de faire le tour pour combattre les flammes pour les brûler dans une boule de feu qui explosa en les emportant dans son souffle.

"Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel à la fin ?!"
Le cri avait tonnné comme un roulement de tonnerre, et résonna longuement sous la voutes craquante et fragile avant de s'éteindre. Un silence pesant, seulement perturbé par le crépitement des flammes et quelques râles d'agonie des brûlés succéda au hurlement. Plus personne ne bougeait, tous s'étaient figés dans leur mouvement et ils regardaient tous maintenant l'origine de l'éclat de voix. Ce fut la première fois qu'Arindil vit Olaf, et il ne fut pas déçu.
Une armoire, une gigantesque montagne de muscles qui attendait, droite, sur le pont arrière, les bras gonflés comme des courges croisés sur un poitrail de minotaures, une tignasse rousse crasseuse et une barbe à la hauteur de la réputation. Qui plus est, il portait une lourde hache à simple tranchant, au fer rouillé et fendillé, en travers du dos. Surtout, éviter l'affrontement direct, il n'était pas sûr que Kathutet lui même soit capable de lui tenir tête très longtemps. Il allait falloir faire les choses discrètement, subtilement, éliminer les sbires et le paralyser...Un coup de dague bien placé, et il n'y aurait plus qu'à découper !

"Désolé chef, c'est la cabane qui a pris feu, on ne sait pas comment...
_ C'est pas vrai ça... Vous aurez encore laissé trainer une bouteille ou un drap, abrutis ! Combien de morts ?
_ Cinq !" Arindil sourit. "Et deux blessés légers !
_ Bon, balancez les cadavres à la flotte et soignez vite fait les deux autres. Et chargez moi ces caisses dans la cale, on part dans six heures ! D'ici là, je ne veux strictement rien entendre, c'est clair ?
_ Bien chef !"

Il se retourna et poussa la porte des cabines, tandis que l'elfe caché examinait la nouvelle possibilité qui s'offrait à lui. Ces caisses étaient le laisser-passer rêvé pour l'intérieur du navire ! Restait simplement à entrer dans l'une d'elles...

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MessageSujet: Re: Olaf le terrible   Mer 21 Aoû - 20:54


Il attendit un peu que la fumée retombe sur les alentours pour se risquer à traverser jusqu'à la grande pile de caisses. Il faillit bien se faire à nouveau percuter par deux pirates portant un lourd tonneau, mais parvint à se cacher à temps derrière une pile de caisses. Il en repéra une assez grande pour se glisser dedans et s'évertua à l'ouvrir, trouvant heureusement à l'intérieur suffisamment de place pour s'y tenir accroupi. La position était certes inconfortable, mais il n'aurait que quelques minutes à attendre avant de pouvoir sortir pour traverser le bateau et tuer le chef. Pas facile, mais avec un peu de chance il ne se ferait pas voir. Et au pire, il n'avait qu'à brûler le navire, ça serait vite réglé...
Ca ne se passe jamais bien.
La caisse fut effectivement rapidement soulevée, rapidement amenée dans la cale. Mais ils n'étaient pas non plus des fins, ces abrutis de pirates... Ils durent placer la caisse en équilibre sur une autre. Arindil commença par sentir le fond pencher légèrement, puis basculer complètement sur le côté. Le choc l'envoyer s'écraser sur le côté. Il sentit un violent choc à l'arrière de son crâne, entendit quelques voix, et sombra définitivement dans le noir.

Quand il se réveilla, il sentit tout de suite qu'il y avait quelques choses qui n'allait pas. Dans le mouvement doux que faisait la caisse, les grincements du bois tout autour de lui, les cris au dehors... Aucun doute, ils étaient en pleine mer.
Il jura tout bas en maudissant les abrutis qui ne savaient même pas poser correctement une caisse. A cause d'eux, il se trouvait en pleine mer, au beau milieu d'un attroupement de malandrins, et sans aucune possibilité de s'échapper en cas de problème. Il donna quelques coups dans la paroi de la caisse, et finit par l'ouvrir, retenant au dernier moment le panneau de bois. Il sortit, fit craquer son dos et ses articulations raides et endolories, et referma sa cachette avant de commencer à explorer le bateau.
Il fallait croire que la soute inférieure, dans laquelle il avait été relégué, était absolument déserte de tout bandit. Ils devaient se concentrer dans les étages supérieurs, à la manœuvre ou aux postes de combat. De ce que l'elfe avait pu en voir, il avaient bon nombre de balistes arrimées sur les étages supérieurs. En enflammant, prudemment, les pointes, cela pouvait faire de redoutables armes contre tous les autres bâtiments. Il valait mieux pour eux qu'ils évitent une légion du Thalmor en déplacement, mais sinon ils étaient parés à tout !

Enfin, autant d'hommes à passer, cela voulait dire qu'il allait falloir trouver un stratagème pour les éloigner, ou les distraire...
Il retourna de là où il venait, et éventra un ou deux sacs de farine avant de soulever la poudre dans les airs et d'en créer une fine brume blanche qui flottait doucement. Il n'aurait pas beaucoup de temps, aussi s'assura-t-il que la trappe était bien ouverte. Puis il créa une traînée de poix jusque aux caisses et à la farine dispersée, qu'il enflamma d'une petite étincelle. Il se précipita enfin sur le pont supérieur tandis que les flammes couraient le long de la traînée inflammable.
Il se retrouva dans une autre cale, pleine de tonneaux cette fois, où quelques hommes, assemblés autour de l'échelle, gardaient un oeil sur la cargaison. S’abritant aussi bien du choc que de leurs regards, Arindil se mit dans un coin et attendit.

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MessageSujet: Re: Olaf le terrible   Mer 28 Aoû - 20:35


L'explosion fit vibrer les planches et secoua le navire entier, projettant deux matelot à terre. La fumée envahit rapidement l'étage sur lequel il se trouvait, le feu avait du rapidement gagner la coque, sans doute ouverte aux flots qui n'allaient pas mettre bien longtemps avant de s'engouffrer dans la cale. Peut être le bâtiment pourrait-il y survivre, mais si jamais elle gagnait le second pont, alors c'en était fini. Les quatre marins se précipitèrent vers la trappe pour constater les dégâts, laissant le champ libre à Arindil pour grimper le second escalier à toute vitesse et se cacher derrière un tas de sacs de blé, sans doute également volés, en attendant que passent encore quelques pirates affolés. Là haut, les cris d'Olaf résonnaient dans l'air frais et pur de la mer, au moins deux ponts encore au dessus.
Le mage se fraya un chemin, en rasant la coque, jusqu'à arriver en vue de la trappe qui menait au niveau supérieur, les deux inférieurs étant complètement vidés de leurs hommes. Sur le pont, on devait se demander ce qui se passer, ce qui laisserait peut être encore un peu de temps à Arindil pour grimper. Si tout le monde descendait écoper dans la cale, il ne resterait plus grand monde entre sa cible et lui.

Et en effet, nombre d'hommes continuaient de descendre en trombe vers la cale, sans doute poussés par les rageurs hurlements de leur capitaine que tout cela devait énerver au plus haut point. Génial, il l'avait mis en colère. En même temps, il n'en fallait apparemment pas beaucoup pour qu'il éclate ce nordique là... Un trait de sa race sans doute. Poussé loin, c'était particulièrement désagréable...
Dans quelques minutes, si tout se passait bien, il pourrait lui faire ravaler ses grognements.

Il monta encore d'un étage en profitant du chaos, puis d'un second, pour déboucher sur le pont, enfin à l'air libre.
Il ne prit pas le temps de s'arrêter et courut vers les cordages, dans lesquels il monta aussi rapidement que lui permettait sa robde de mage, pour s'arrêter au niveau de la première traverse du mât. Plus haut il ne survivrait pas, il en était certain, et déjà là le vertige lui faisait tourner la tête. Il affermit sa prise sur une corde, et observa les alentours.

Du pont avant s'élevait une fumée noire et de hautes flammes courraient le long de la coque. Quelques hommes s'affairaient au dessus, transmettaient les directives à ceux qui étaient en dessous, paniquaient tous un petit peu. Et sur le pont arrière, Olaf fixait un navire à bâbord, une petite coque de noix à la voilure frêle, qui semblait se dépêcher d'arriver à destination, pendant que le monstre était blessé.
Il y eut une violente secousse, et une deuxième déflagration secoua la coque épaisse du bâtiment, un peu plus près du pont central. Les lattes de bois volèrent au loin et s'éparpillèrent sur les flots agités. Arindil manqua de tomber à la renverse sous le choc, et agrippa d'autant plus fort au cordage qu'il tenait pour ne pas aller s'écraser sur le bois, une trentaine de pieds plus bas. Le reste des tonneaux de poix n'avait pas du apprécier les flammes...
Cela joua dans les deux sens pour Arindil. Le point positif, c'était que les trois quarts de l’équipage étaient morts ou en train de le devenir au fond des cales du navire, que même le capitaine semblait un peu perdu, et que le peu de personnes qu'il y avait à ses côtés étaient complètement paniquées. Le point négatif, c'était que le bateau penchait dangereusement de côté, et que dans quelques minutes tout au plus, il serait en train de rejoindre le lointain et sombre fond de la Mer des Fantômes.

Il ne voulait pas prendre de risques, et il n'avait pas le temps. Kathutet n'était sûrement pas la bonne option. Non seulement parce qu'il ne voudrait sans doute pas exécuter les ordres, mais parce que le convaincre prendrait largement le temps de couler le bateau. Arindil opta pour ce qu'il avait de plus simple. Un atronach de glace se matérialisa dans le dos d'Olaf, tandis qu'une créature de feu le survolait. Alors que ses seconds brûlaient dans les flammes d'Oblivion, le capitaine tenait vaillamment tête au monstre glacé. Mais le coup de hache qu'il lui asséna à la jambe ne parvint qu'à arracher quelques menus éclats de cristal, et les poings lourds s'écrasèrent sur lui, le broyant dans un sinistre craquement d'os et de bois.
Priant pour que personne ne reste, l'elfe descendit au plus vite de son perchoir et courut sur le adavre, tirant sa dague de son étui pour, en quelques mouvements mal assurés, lui sectionner le cou et prendre sa tête encore chaude par les cheveux.

Il se précipita ensuite vers un canot, dans lequel il bondit, tranchant les amarres de quelques autres coups de couteau. Les cordes lâchèrent et l'embarcation fut précipitée dans la mer, qu'elle frappa à grand renforts d'éclaboussures. Il se saisit des rames et, aussi rapidement que lui permit sa faible condition physique, s'éloigna du navire, avec pour compagnon le crâne sans vie et saignant d'un pirate.
Il fit quelques dizaines de toises à rames avant de voir le pont arrière du navire s'élever loin au dessus des eaux, le pont avant englouti. Puis le bâtiment plongea à toute vitesse dans les flots calmes, et les flammes et la fumées laissèrent place à un bouillonnement de bulles d'air qui s'échappaient tandis que sombrait le galion.

Il fallut une bonne heure à Arindil pour arriver à Aubétoile, et encore était-il complètement incapable de bouger les bras quand il descendit de son embarcation. Le dos crispé et endolori, il se dirigea vers la longère du jarl, qui ne se fit pas prier, chose rare, pour verser au mage ce qui lui était du en échange de la tête dont il se sépara avec joie.

Puis il se rendit à l'auberge, et accepta avec joie l'offre du tavernier, profitant d'un bon repas, de boisson à volonté et surtout d'un lit gratuit pour la nuit. Faire le bien n'était pas désagréable en soi, mais ça restait quand même difficilement accessible...

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Olaf le terrible
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